Conseils Sécurité

Souvenez-vous, ces conseils “rouler sous la pluie” avaient été édités en octobre 2019.
Avec cette météo (souvent approximative), ils sont toujours d’actualité.

Par temps de pluie, le plus raisonnable c’est de laisser son vélo à la maison… mais parfois,  on ne peut pas faire autrement que de rouler dans ces conditions. Alors, voici quelques recommandations qui vous paraîtront, pour certains, évidentes, mais mieux vaut donner des conseils qui peuvent paraître incontestables plutôt que d’apprendre « sur le tas » avec une chute !

Le premier conseil, c’est de rouler moins vite sous la pluie (évident, non ?). Vous devez en toute circonstance, maîtriser votre vitesse pour ne pas être surpris et freiner intempestivement.

1/ ÉQUIPEMENTS DE PROTECTION

UNE VESTE IMPERMÉABLE ET RESPIRANTE

Oubliez les traditionnels imperméables qui étaient certes étanche, mais pas du tout respirants. Résultat, on transpirait vite et si on n’était pas mouillé par la pluie, c’était par la transpiration.

Aujourd’hui, il est possible de trouver des imperméables respirants qui permettent de rouler sous de fortes pluies sans que l’on ait une sensation d’étuve.

SUR-CHAUSSURES

Autre accessoire indispensable si l’on souhaite rouler longtemps par temps de pluie, les sur-chaussures étanches qui vous permettront de garder les pieds au sec. Car rien n’est plus désagréable que de pédaler avec les chaussures imbibées d’eau et cette sensation d’avoir le pied qui fait « floc – floc » à chaque tour de pédale.

Il faut dire que les pieds ne sont pas les mieux lotis. Ils sont proches du sol et directement sur la trajectoire des projections d’eau de la roue avant ! Et une fois mouillés, la sensation de froid aux pieds arrive très vite, ce qui rajoute encore au désagrément de rouler sous la pluie.

GARDE-BOUES

Un élément qui revient de plus en plus à la mode pour les cyclistes qui ne veulent pas se priver de vélo quel que soit le temps.

Des modèles intégraux qui se fixent sur le vélo sont les plus efficaces. Ils sont légers et la plupart des modèles se montent rapidement, sans outil. Même si cela ne fait pas très « coursier » et que ce n’est pas très aérodynamique, c’est sans aucun doute la meilleure des protections. Cela vous épargnera des projections engendrées par la rotation des roues. Vous resterez nettement plus longtemps au sec, serez protégés des projections de boue, mais votre vélo aussi. Une grande partie de votre vélo sera épargnée par les salissures. Idéal si vous avez un second vélo (mulet) que vous ne sortez que l’hiver ou par mauvais temps.

Plus minimaliste, le garde-boue en plastique souple qui vient se fixer sans aucun outil sous la selle. Une moindre protection, mais ça ne pèse rien et n’offre aucune prise au vent. Même si cela ne protègera que votre derrière, vous verrez déjà un net gain côté confort.

RESTEZ VISIBLES

N’oubliez pas d’utiliser des vêtements visibles (réfléchissants) et un éclairage à l’avant (couleur blanche) et à l’arrière (couleur rouge).

2/ FREINAGE

A vélo, les distances de freinage sous la pluie sont nettement plus grandes que par temps sec. Il faut laisser le temps aux patins de sécher la piste de freinage avant que leur action ne soit réellement efficace.

Même si les jantes en carbone ont fait des progrès ces dernières années, préférez des jantes en aluminium, qui sont plus efficaces sous la pluie. Mais si vous souhaitez conserver vos jantes carbones, vous le pouvez, mais redoublez de vigilance. Les distances sont très rallongées et le blocage des roues survient plus rapidement qu’avec des jantes en aluminium.

Pour assécher la jante, il faudra donc, avant d’avoir besoin de freiner, actionner légèrement plusieurs fois de suite les freins.

Dans des conditions extrêmes, l’idéal, c’est les freins à disque. Mais là aussi, il faut maîtriser sa vitesse pour éviter les freinages intempestifs.

En savoir plus sur le freinage

3/ LIAISON AU SOL - MAÎTRISER SA VITESSE

Certains pneumatiques sont spécifiques pour les conditions humides, avec une gomme qui offre plus d’accroche sous la pluie. Mais il n’est pas toujours facile de prévoir que l’on va rouler sous la pluie et changer de pneumatiques pour chaque averse est contraignant.

1 BAR DE MOINS

Moins gonflé, un pneu ou un boyau aura plus de surface en contact avec le sol et donc une meilleure adhérence. Ceci engendre une légère perte de rendement, mais en virage, l’accroche sera bien meilleure.

DU VINAIGRE POUR MIEUX COLLER À LA ROUTE

Cela pourrait ressembler à une blague ou un vieux conseil de grand-mère, toujours est-il que le résultat est surprenant. Passer un coup de chiffon imbibé de vinaigre sur vos pneus avant une sortie sous la pluie aura pour conséquence de dégraisser ce dernier et de considérablement accroître son accroche. Mais attention, les effets s’amenuisent au fil de la sortie.

NETTOYAGE MINUTIEUX

Après une sortie sur route détrempée, pensez à nettoyer vos pneumatiques d’un coup de chiffon afin de les débarrasser des nombreux silex et corps étrangers. Par la même occasion, essuyez votre chaine et huilez-là pour éviter qu’elle ne rouille.

DANGERS AU SOL

Lorsqu’il pleut, de nombreux dangers au sol sont susceptibles de réduire encore l’adhérence, déjà précaire. Il faudra ainsi ne pas freiner et ne pas trop incliner le vélo sur :
– les bandes blanches
– les pavés
– les plaques d’égout
– feuilles mortes
– plaques de gasoil
– autres détritus

Veillez à faire très attention dans les ronds-points, notamment ceux situés près des stations-service. Les conducteurs ayant rempli leur réservoir à ras bord, il n’est pas rare que lorsque la voiture tourne, une partie du gasoil ou de l’essence s’échappe et reste au sol, le rendant très glissant. Heureusement, par temps de pluie, les plaques de gasoil sont voyantes, provoquant des reflets irisés caractéristiques.

MÉFIEZ-VOUS DÈS LES PREMIÈRES GOUTTES

Ce ne sont pas les grosses pluies qui sont les plus dangereuses, mais les petites averses ou crachins, et ce, dès la première demi-heure de pluie. Les hydrocarbures absorbés par la première couche de macadam remontent à la surface du bitume. De moindre densité que l’eau, ils sont chassés de l’épaisseur du macadam et forment une pellicule extrêmement glissante, mélange de poussière, de gomme, d’hydrocarbures et d’eau. C’est ce que l’on appelle le « verglas d’été », bien connu des motards

4/ ANTICIPEZ

L’anticipation fait partie des qualités indispensables pour pratiquer le vélo. Mais plus que jamais, elle doit être primordiale en cas de pluie afin d’éviter les dangers rappelés ci-dessus et pouvoir freiner correctement malgré une distance d’arrêt rallongée.

Vous devez impérativement maîtriser votre vitesse pour ne pas être surpris, car dans ce cas, vous pourriez vous jeter sur les freins et rapidement bloquer vos roues à l’adhérence très faible. Ce serait la chute assurée.

Source DÉCATHLON

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